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dessin/sculpture/peinture/mise en scène plastique/Disconographies/expos/édition/photographie...

dimanche 6 août 2017

« LA TECHNIQUE M’INSPIRE LA FORME » – RENCONTRE AVEC NOÉMIE SAUVE, ARTISTE EN RÉSIDENCE - TARA

LIRE L'INTERVIEW SUR LE SITE------FRANÇAIS-----ENGLISH------TARA EXPEDITIONS FONDATION
Quatrième artiste en résidence à embarquer, Noémie Sauve sera à bord de Tara du 9 août au 22 septembre 2017 entre Auckland et Nouméa. Entre ouragan artistique et foisonnement d’idées, rencontre avec une artiste engagée, autodidacte, véritable chercheuse.

POURQUOI AVOIR CHOISI DE POSTULER POUR UNE RÉSIDENCE SUR TARA ?

C’était dans la logique de mon travail artistique. Quand j’ai vu l’annonce sur internet via COAL, j’ai été très inspirée par la résidence sachant que Tara a des missions qui m’intéressent et que je soutiens, différemment, parce que je travaille généralement sur la terre, l’élevage, les graines paysannes… C’était donc l’occasion pour moi d’aller sur l’eau !

COMMENT EST-CE QUE VOUS IMAGINEZ VOTRE SÉJOUR À BORD ?

Ça me plaît de ne rien imaginer. J’imagine juste que ça va être chouette ! Par contre, même si je ne m’imagine rien, c’est vrai que je me prépare. J’ai passé le niveau 1 de plongée, je suis allée tester des lumières à l’Aquarium de Paris, je me suis renseignée sur les fluorescences, beaucoup de gens m’ont aidée, notamment sur la documentation… J’embarque donc déjà avec une vraie première documentation sur l’eau, la mer. J’avais quand même un peu travaillé sur certains sujets liés aux océans, notamment sur les zones mortes, mais je ne suis encore jamais allée sur un bateau comme Tara…

unnamed2© Noémie Sauve 

EN TANT QU’ARTISTE, COMMENT VOUS VOUS DÉFINIRIEZ ?

Je crois que même les gens qui travaillent avec moi ont du mal à me définir (rires). Alors, je me définirais par ce que je fais. On va dire que pour ce qui est de la forme, c’est une forme de figuration abîmée et pour ce qui est des techniques, c’est à peu près toutes les techniques.
Pour ce qui est de la sculpture, ça va de la soudure, à la fonte, à la taille de bois, de la pierre, la céramique en cuisson classique ou raku, du moulage au modelage, enfin tout ! J’aime tout faire parce que ça crée des transversalités dans les techniques. Si vous travaillez quelque chose en verre par exemple, ça peut faire naître une idée mécanique pour aller plus loin avec le métal. On peut dire que la technique m’inspire la forme, mais pour aller plus loin, pour se balader dans toutes les techniques. Ensuite il y a le dessin, la peinture, la scène aussi, la mise en scène des sculptures… La dernière mise en scène que j’ai faite, c’était avec des danseuses pour un festival de créations issues du champ hip hop.
Ce qui canalise peut-être un peu tout ça, c’est une observation du vivant et des choses qui m’entourent, de mon environnement, pour en faire des iconographies autour d’une thématique qui est la domestication. La domestication ça peut aller très loin, c’est l’organisation d’un paysage sur un rythme humain par exemple, mais c’est aussi une profonde déformation de l’autonomie du vivant.

Noemie sauveTransmission des paysages ou volcan hérissant. © Noémie Sauve

VOUS NOUS AVEZ DONC PARLÉ DE TOUTES LES TECHNIQUES QUE VOUS UTILISIEZ, VOUS PASSEZ DONC DE LA PEINTURE, AU DESSIN, À LA SCULPTURE MAIS AUSSI À LA DISCONOGRAPHIE, QUE L’ON CONNAÎT BEAUCOUP MOINS. POUVEZ-VOUS NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR CETTE FORME ARTISTIQUE ?

Je travaille sur la mise en scène de mes œuvres plastiques dans l’espace public ou sur scène. En « disconographiant » une pièce, je la sors de l’atelier et j’essaie de l’impliquer dans un territoire, dans la rue par exemple, pour illustrer l’action que suggère cette pièce. C’est comme une boîte que l’on ré-ouvrirait pour re-proposer l’action. Les premières disconographies étaient photographiées, des mises en scène dans différents lieux à Paris.
Je travaille encore sur ma dernière disconographie « Armées », qui a été présentée en carte blanche en mars dernier au Festival « Désolé Maman » programmé par Garde Robe. Je réutilise des sculptures qui sont issues de ma résidence au Musée de la Chasse et de la Nature, que j’avais appelée « Domestication VS pleine lune ». Ce travail s’intéressait à la réappropriation des images du sauvage pour l’illustration des objets ou des armes. J’avais créé une série d’armes, notamment des dagues et des couteaux fluorescents, qui ont donc été mis en scène avec trois danseuses.

disconographie noemie sauvePerformance disconographique chorégraphiée avec sculptures « Armées » au festival Désolé Maman. © Noémie Sauve

QU’EST-CE QUE VOTRE RÉSIDENCE À BORD DE TARA POURRAIT VOUS  APPORTER EN TANT QU’ARTISTE ?

Déjà, c’est quelque chose que je n’aurais pas pu faire sans Tara ! C’est peut-être banal ce que je vais dire mais c’est le rêve de beaucoup d’artistes de partir avec des scientifiques sur un terrain qui est au centre de leur préoccupation, à savoir ici l’écologie, et ce, pour être au cœur d’un langage nouveau, apprendre des choses nouvelles, faire des découvertes, avoir un prétexte pour rencontrer des personnes passionnées et des lieux inaccessibles, c’est quand même extraordinaire!
Je suis sûre que sur le fond, cela va nourrir mon travail et c’est pour ça que je prépare mon atelier intensément et que j’ai développé deux nouvelles techniques inédites. Tout tourne autour de Tara depuis septembre dans ma vie (rires). Je m’y consacre énormément parce que je veux pouvoir tout prendre de ce voyage. Quand je dis tout prendre, c’est aussi tout donner à mon retour. Ce que je cherche, c’est pouvoir communiquer au mieux sur ce que je vais vivre là-bas à travers mes pièces pour porter le projet Tara.
En tant qu’artiste, le positionnement qu’on a dès le départ c’est de soutenir l’action de Tara. On sait que les œuvres vont être produites aussi pour diffuser ce que l’on a appris, ce que l’on voit. Un jury nous a choisi et nous a fait confiance : c’est une grosse mission. Et quel jury! c’est déjà formidable! En tous cas… j’y vais ! (rires)

Propos recueillis par Léa Mignot

jeudi 20 juillet 2017

Interview radio sur Fréquence Luz

Tara, originellement nommée Antarctica puis Seamaster, est une goélette française destinée à la fois à la recherche scientifique et à la défense de l'environnement. Après 13 ans d'engagements et 11 expéditions, Tara a mis le cap vers le pacifique depuis Mai 2016, pour une nouvelle expédition de plus de deux ans. L’objectif de cette expédition est d'étudier de manière originale et approfondie les récifs coralliens, et leur évolution face au changement climatique et aux pressions anthropiques. En plus de la recherche menée pendant cette expédition, la goélette Tara embarque aussi à son bord des artistes (Plasticiens, photo-vidéaste, illustrateur ou encore musicien) en résidence sur ce bateau. A tour de role, ils vont partager la vie des marins et des scientifiques et apporteront leur vision sur ce travail scientifique et sur ce thème de la biodiversité des récifs coralliens du plus vaste océan. Noémie Sauve fait partie des 6 artistes selectionnés, elle va embarquer à bord de Tara du 9 Août au 22 Septembre 2017 entre Auckland et Nouméa. Imbriquant éléments d’observation et fantasme d’une nature sauvage, entre idéal et réalité, elle bouleversera les codes actuels dans un style à la fois scientifique et pop/ urbain, pour produire des grands formats dessinés ou des sculptures.
Ecoutez les propos de Noémie Sauve qui répond aux questions d'Arno, avant son départ sur Tara

Quelques erratum, mais on y est presque avant le départ dans quelques jours... encore un peu de temps pour finir de comprendre les mécanismes du blanchissement (rupture de la symbiose algue-polype) causé par différents phénomènes dont le climat, la pollution et des espèces prédatrices et/ou invasives. Merci Arno, merci Fréquence Luz!

écouter l'émission ICI


mercredi 19 juillet 2017

LION grès du COSMOS fluorescent

2017
céramique fluorescente murale
57x26x14cm
photo @Katrin Backes

Lion blanc fluorescent

2017
céramique fluorescente murale
57x26x14cm
photo @Katrin Backes

Lion brique-marbré fluorescent

collection particulière
2017
céramique fluorescente murale
57x26x14cm
photo @Katrin Backes

Lion bleublancrouge fluorescent

2017
céramique fluorescente murale
57x26x14cm
photo @Katrin Backes

Lion grès charbonneux

2017
céramique murale
57x26x14cm
photo @Katrin Backes

Lion bi-composé

2017
céramique en deux parties murale
tête13x16x25 + patte 29x11,5x10
photo @Katrin Backes

Géode de Cristal de Verre Fluorescent

2017
céramique et verre fluorescent
8x8x11cm
photo @Katrin Backes

Grossi X10000

2017
céramique fluorescente murale
23x14,50x12cm
photo @Katrin Backes

La Marche Étoilée du Protecteur

2017
céramique fluorescente murale
34x10x17cm
photo @Katrin Backes

Bicéphale Profil



BICÉPHALE PROFIL
2017
céramique fluorescente murale
33x23x6cm
photo @Katrin Backes

Oiseau Courbe


2017
céramique fluorescente
21x24x13cm
photo @Katrin Backes

Peau de Corail



2017
céramique fluorescente
37x15x22cm
photo @Katrin Backes

mardi 18 juillet 2017

Jolly Rogers & Les Cullotch /// Jazz à Luz 2017

Pour la dixième année de construction improvisée dans les Hautes Pyrénées à Luz St Sauveur pour le festival Jazz à Luz. Festival qui programme du Jazz, ..à Luz (...) et de la musique improvisée. Les Jolly Rogers, sur le modèle de ces rencontres d'écoutes improvisées avons, à partir de matériaux de récupération, construit avec; les gélatines de Michel, les volets du menuisier, les palettes de la déchetterie, les anciens bureaux de Fréquence Luz,... renouvelé notre utilisation de la bâche de piscine de Luz pour l'étanchéité  et ... des tables, des bois en tous genres.... et même quelques ardoises! 
Avec moins de noisetiers que d'habitude, les structures se sont prêtées à de nouvelles dimensions de tailles et d'architecture avec les toits parapluie ou encore la vague plantée, le tout sous des éclats de vitraux souples en gélatine, fixées entre les branches hautes des architectures. 
Et dans les innovations c'est aussi l'association avec le crew des "Cullotch" qui a donné sa couleur à cette dixième année de festivités. 
ci-desous quelques images d'Adrien, Clémence et Noémie.
Avec cette année dans les Jolly Rogers :
Léa Dubreuilh, Julie-Lou Dubreuilh, Adrien Vertallier, Clémence Jost, Benjamin Rivens, Marina, Guillaume et Noémie Sauve
































 3/3 Cullotch

1/3 Cullotch

Crew Jolly Rogers 2017